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Drapeau Albania Albania

Summary
Presentation - Travel formalities - Transport - Contacts - Map - Geography - Cities - Culture - Activities - Special topics

Presentation


Capital : TiranaOfficial language : Albanian
National holiday : November 28thCurrency : Lek
Population : 3 619 000

 

albanie-ecusson Albanie-drapeau

 

The country where you can admire and enjoy nature, both beautiful and chaste.

The gleaming and warm sea, clean air and healthy climate, the hospitality of Albanians, one of their most deeply-rooted traditions, and the natural and cultural wealth, will etch unforgettable memories in your mind.

In the heart of the Mediterranean, on the Adriatic and Ionian Seas, Albania is fast becoming one of the world's most interesting getaways.

Still relatively unspoiled by globalization, tourists will notice an inspiring mixture of civilizations and cultures making this European country truly unique.

Nestled in between Greece, Macedonia, Kosovo, and Montenegro, and across the Adriatic from Italy, Albania boasts blue and turquoise seas, beautiful beaches, snow peaked mountains, rivers, lakes, and forests. As well as stunning nature, Albanians themselves are famous for their hospitality, and tourists are welcomed with heart-warming generosity.


 

Albanie-carte Tirana-Albanie

                                      

                       

- Official Name: Republic of Albania: SHQIPËRIA

- Area: 28.748 Km2 (~11,000 sq miles)

- Population: 3,144 million inhabitants

- Official Language: Albanian

- Capital city: Tirana

- System of government: Parliamentary democracy

- Currency: Lek

- Head of State: President, elected by parliament every five years

- Weights and Measures: Metric

- Electricity: 220 V

- National Anthem: Himni Flamurit (“The Flag Hymn”)

- International telephone prefix: ++ 355

- Time Zone: GMT/UTC +1

Travel formalities

 

visa  Les ressortissants des pays de l'Union Européenne qui se rendent en Albanie sont dispensés de l'obligation du visa pour l'entrée et la sortie du territoire albanais.
 passeport Les ressortissants des pays de l'Union Européenne doivent seulement être en possession d'un passeport en cours de validité. Le passeport doit néanmoins être valide au moment de quitter le territoire albanais.
 tax Une taxe d'entrée de 10 € sera demandée au moment de l'arrivée en Albanie et également au moment du départ.
 attention
Avertissement :
Si l’on souhaite effectuer un séjour touristique sur le littoral, notamment dans le Sud ou dans certains sites à l’intérieur du pays (Berat, Gjirokastër, Korça), il faut savoir que le secteur du tourisme ne dispose pas toujours d’installations comparables, en termes de confort, aux infrastructures de type « occidental ». La principale gêne est sans doute constituée par la fréquence et la durée (souvent très longue) des coupures d’électricité et d’eau - y compris dans la plupart des hôtels. L’utilisation de groupes électrogènes, notamment dans les restaurants, s’avère par ailleurs extrêmement polluante et bruyante ; elle ne permet pas toujours, en outre, l’utilisation de la climatisation.
 Monnaie

Monnaie nationale: le LEK (10, 20, 50 en pièces, et à partir de 100 en bllets).

Lek au singulier, lekë au pluriel.

1 € vaut environ 129.52 Lek

Symbole: ALL (Albanian Lek).

 Banque

Bancomats à portée de main dans les villes principales.

Bureaux de change partout dans les grandes villes.

Banques locales (Banka e Tiranë, American Bank of Albania, Reiffeisen, Credins, ProCredit, BKT etc.) ayant des succursales assez bien réparties dans le pays.  

 tips Il est d'usage de laisser 10% de la note en Albanie.
 Languages

Albanais, d'origine indo-européenne, est une langue mélodique et agréable à entendre.

Beaucoup de mots turques (dollap, budalla, bujrum, nejsë etc.), grecs (sufllaqë, oreksi, byzyqi), français/anglais (sinqerisht, normalisht, etc.) et italien (tavolinë, stikadentë, makinë etc.) ont été empruntés pour agrémenter la langue albanaise.

La grammaire demeure tout-de-même complexe, s'appuyant majoritairement sur les déclinaisons (comme avec le Latin).

 vaccination Aucun vaccin n'est obligatoire pour se rendre en Albanie. Pour plus d'informations, consultez le site de l'Institut Pasteur.

VACCINS CONSEILLES
Tétanos, poliomyélite, diphtérie, choléra, fièvre typhoïde, hépatites A et B, rage.

 pharmacie-sante Consommer de préférence des aliments cuits et des boissons en bouteilles capsulées.

Prévoir de la lotion anti-moustiques.

ASSISTANCE MEDICALE ET HOPITAUX
Hôpital de Tirana : Qendra spitalore universitare « Nene Tereza » Tél : (355 4) 362 627 - 363 644 

 Météo

Le climat est de type méditerranéen dans les plaines et sur la côte. Le climat est plus rude à l'intérieur du pays. Les hivers sont doux et pluvieux sur les plaines côtières et sont rigoureux en altitude.

La meilleure période pour se rendre en Albanie va de juin à septembre.La période à éviter s'étend de juillet à août dans les plaines.

 Tirana :
En janvier, de 2°C à 12°C
En mars, de 3°C à 14°C
En mai, de 12°C à 23°C
En juillet, de 17°C à 31°C
En septembre, de 14°C à 23°C
En décembre, de 3°C à 13°C

 téléphone téléphoner en Albanie, composez le + 355 pour le code de pays, le 4 pour Tirana, suivis du numéro de votre correspondant)
 conduite

Conduite à droite. Le permis de conduire national est suffisant. 

 Us & Coutumes L'Albanie est un vieux pays dont les frontières ont souvent changé au cours des siècles. Isolé du reste du monde pendant de nombreuses années, le pays s'est ouvert au tourisme au cours des années 90. Avant ces années, les écrivains et les journalistes étrangers n'étaient pas autorisés à entrer dans le pays.

Deux albanais sur trois sont musulmans.

 tenue-vestimentaire

En été, prévoyez des vêtements légers et un lainage. En hiver, des vêtements chauds et un imperméable sont nécessaires en Albanie.

 medias

Achetez films et pellicules avant le départ pour l'Albanie.
Demandez l'autorisation avant de photographier les habitants.

 jours-feriés

1er janvier 2009, Jour de l'An.
10 avril, Vendredi Saint.
13 avril, Lundi de Pâques.
1er mai Fête du travail.
21 septembre, Petit Baïram (Fin du Ramadan).
28 novembre, Fête de l'Indépendance et Jour de la Libération. 28 novembre, le Grand Baïram (Fête du sacrifice).
25 décembre, Noël.

Il y a aussi de nombreux festivals à Tirana pendant toute l'année comme Marie Kraja (Festival de l'Opéra), le festival "Fall in Tirana", les Journées du Nouveau Festival de Musique. Pour avoir des informations complémentaires sur ces évènements, vous pouvez contacter l'ambassade (merci de vous conférer à la section Passeport/Visa).

Les fêtes musulmanes sont fixées en fonction des différentes phases lunaires, aussi, les dates citées ci-dessus ne sont qu'approximatives. Pendant le mois lunaire du Ramadan qui précède le Petit Baïram, les musulmans jeûnent pendant la journée et ne commencent qu'à se restaurer à la nuit tombée, le déroulement normal du travail peut en être altéré. Quelques perturbations sont à prévoir pendant le Petit Baïram. Le Petit et le Grand Baïram (Eid el-Adha) peuvent durer entre 2 à 10 jours selon la région.

 

Transport

 

Le transport aérien


         Ada-Air

Il n’y a pas de vol direct entre Paris et Tirana. L’Albanie est servie par plusieurs compagnies aériennes. Les agences des lignes aériennes suivantes organisent actuellement de manière régulière des vols de et pour l’Albanie :


- Nos vols privés 
- ADA Air
- Albanian Airline
- Adria Air, Slovénie
- Alitalia
- Austrian Airlines
- Olympic Airlines
- Turkish Airlines



Les lignes Maritimes    
 
   

    Adriatica

 

L’Albanie est reliée avec les villes italiennes de Bari, Brindisi, Ancone et Trieste par la compagnie de transport maritime Adriatica Navigazione.

Le transport terrestre

         Albanie-taxi

Le service des taxis est disponible de et vers l’aéroport, dans et entre les villes.

Le service en ville est très bon marché même si les chauffeurs ont tendance à appliquer parfois des prix plus chers aux étrangers.

Il est conseillé de négocier le prix avant de monter dans le taxi.

Pour un trajet à l’intérieur de la ville de Tirana le prix est entre 300 et 500 leks (cours de change 1 euro = 123 leks).

La location des voitures sur place est possible dès l’arrivée à l’aéroport. Toutes les sociétés de location sont situées dans l’Aéroport de Tirana ou dans les hôtels.


Le transport ferroviaire

                  train déconseillé !!

Il existe un réseau ferroviaire, mais par le manque d’empressement pour y investir et par le choix des albanais pour d’autres moyens de transport, il est très peu pratiqué, très lent et les conditions de voyage ne sont pas louables. Sauf pour la ligne ferroviaire Tirana – Durrës.

 

Contacts

 

Ambassade d’Albanie en France

57, avenue Marceau
75116 Paris
TEL : 01 47 23 31 00
FAX : 01 47 23 59 85



Ambassade de France en Albanie

Son excellence Mme Maryse DAVIET

 
Adresse : 14 rue Skenderbeg - Tirana
Tél: [355] (4) 223 37 50 - Fax : [355] (4) 234 442
Internet : http://www.ambafrance-al.org/
Courriel : ambafrance.tr@adanet.com.al

 L’Ambassade de France en Albanie est située au cœur de Tirana, la capitale, dans la rue Skanderbeg, également appelée "rue des Ambassades".

Mission économique de France
T : 234 266 – F : 228 983 – site Internet :
www.dree.org/albanie
(Tirana est une antenne de la Mission économique de France basée à Rome)

• Délégation de la Commission européenne
T : 228 320/234 284 – F : 230 752 – site Internet :
www.delalb.cec.eu.int

• UNDP (United Nations Development Programme)
T : 233 122 – F : 234 448 – site Internet :
www.undp.org.al

• ADEEFA (Association pour le développement des échanges économiques entre la France et l’Albanie)
T : 259 107/272 827 – F : 272 828
    

Numéros d'Urgence

                          Police routière : 126
                          Police secours : 129 
                          Pompiers : 128
                          Urgences médicales : 127

 

  

 

Geography

 

L'Albanie prolonge le Nord-Ouest de la Grèce face au 'talon' de l'Italie. Au nord les 3 voisins Monténégro Kosovo et Macédoine sont en partie Albanophones. La capitale Tirana est située à la même latitude que Madrid, Rome ou Istanbul.

Le climat est de type méditerranéen, aride sur les côtes Est et Sud, plus tempéré vers l'Est. Les nombreux reliefs culminent à plus de 2500 mètres.
 
 
Environ 400 Km de long et 170 km de large. A l'échelle de l'Europe le pays n'est pas très grand, mais les temps de parcours sont parfois très longs.

  Albanie-montagne

Le littoral Est de l'Albanie est essentiellement constitué de plages de sable. Peu de ces plages sont accessibles, essentiellement Durrrës, Shengjin et Velipoja.

La côte sud, de Vlorë à la frontière Grecque, est très accidentée, les albanais l'appellent 'la riviera'. Cette côte recelle nombre de peites plages accueillantes. A l'extrème sud Saranda fait face à l'île de Corfou.

Les 2/3 du pays sont montagneux. L'altitude moyenne du pays est supérieure à 500 mètres. Ces reliefs valent à l'Albanie de bonnes ressources en eau. Il pleut surtout en Février ou Novembre.

    Albanie-plaine

Les grandes vallées sont orientées Est-Ouest, des montagnes au littoral. Toutes les hautes vallées sont essentiellement agricoles. Elles sont encore préservées d'une urbanisation anarchique, et riches en bio-diversité.

 Au Centre-Est les grands lacs d'Ohrid et Prespa sont très prisés l'été de certains albanais car la température y est  
 

plus supportable à cette période. Au sud des lacs, la grande ville de Korça est aussi un centre universitaire, c'est la deuxième ville francophone après (ou même avant) Tirana. Il est possible de skier l'hiver au sud de Korça.

Les montagnes Nord sur la frontière Montenegro sont appelées les Alpes albanaises, c'est un vrai paradis écologique. A l'est la zone montagneuse proche du Kosovo-Macédoine est encore isolée et préserve une culture originale.

      Albanie-lac-Ohrid

Les étagements végétaux : chênes jusque vers 1 000 m, hêtres et sapins au-dessus subsistent là où les défrichements n’ont pas été excessifs.

Ancienne réserve de bois pour la construction des bateaux vénitiens au Moyen Âge, et surtout aire de pâturage surexploitée jusqu’à nos jours, la végétation de montagne est aujourd’hui très dégradée malgré des tentatives de reboisement, et les sols sont par endroits largement érodés.

         Albanie-plage


Ainsi les paysages sont-ils très contrastés : grands escarpements calcaires du Sud et du Nord, au tapis végétal pauvre et discontinu ; vallées aux versants instables du Nord-est, où l’on construit aujourd’hui des barrages Hydroélectriques; bassins intérieurs de l’Est, où d’anciens lacs sont plus ou moins remblayés (lac d’Ohrid, bassin de Korçë) et bordés d’ensembles massifs partiellement boisés.

Mais la division régionale fondamentale en Albanie reste l’opposition entre les plaines littorales et les montagnes, opposition maintenue à travers l’évolution récente de la mise en valeur.

Ressources naturelles : pétrole, gaz naturel, charbon, chrome, cuivre, bois, nickel, potentiel hydroélectrique.

Culture

Albanie-Culture

Anciennement peuplée par les Illyriens, l’Albanie est englobée dans l’empire romain, puis devient province byzantine. Elle est conquise par les Bulgares en 861 et en 1041, elle est reprise par les Byzantins sous Basile II. Le pays constitue alors le despotat d’Épire, qui passe sous la domination de la famille Orsini, puis, de 1331 à 1355, il fait partie de l’Empire serbe d’Étienne Dušan.

En 1366, Balša, noble d’origine serbe, fonde à Shkodër une dynastie, qui durera jusqu’en 1421, date de la conquête de la ville par Venise.

Dès 1431, les Turcs, maîtres de Janina (Ioánnina), menacent le pays, qui s’unit sous la direction de Georges Castriota, dit Skanderbeg. Malgré une résistance acharnée, l’Albanie doit pourtant se soumettre. La moitié de la population se convertit à l’islam et le pays est traité tantôt avec indulgence, tantôt avec dureté, ce qui provoque des révoltes.

C’est ainsi qu’en 1760 Mehmet Bushati fait sécession (son petit-fils Mustapha sera à son tour vaincu en 1831). Quant à Ali Pacha, qui s’est rendu indépendant du sultan à Ioánnina, il est vaincu par les Turcs en 1822.

 

L’Albanie Indépendante

     Albanie-Tirana-Museum   

En 1908, espérant obtenir l’autonomie, les Albanais soutiennent les Jeunes-Turcs, mais leur attente est déçue. Ils se révoltent de nouveau en 1912, et Ismaël Kemal proclame l’indépendance, qui est reconnue par les puissances européennes en 1913. Désigné comme souverain en 1914, Guillaume de Wied ne reste en Albanie que quelques mois.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le nord du pays est occupé par les Italiens du général Ferrero, qui ne l’évacueront qu’en 1920. En 1921, l’indépendance du pays est confirmée, mais l’Albanie est amputée de territoires au profit de la Yougoslavie et de la Grèce.

Le colonel Ahmed Zog, nommé Premier ministre de la jeune république en 1922, est renversé par les démocrates. En 1924, il écrase à son tour le parti démocrate et restaure sa dictature. Son régime, très répressif et soutenu par les éléments les plus rétrogrades de la population, s’appuie sur la Yougoslavie puis sur l’Italie.

C’est ainsi qu’en 1927 le pacte de Tirana est signé avec Mussolini et que les Italiens obtiennent d’importants avantages économiques. Cette influence va aller grandissant après que Zog se soit proclamé roi, sous le nom de Zog Ier (1928), et c’est vainement que les démocrates tentent une insurrection.

Parallèlement, apparaissent quelques cellules communistes (Enver Hoxha dirige clandestinement celle de Korçë). Le 7 avril 1939, les troupes fascistes envahissent brusquement le pays. Zog s’enfuit, tandis que Victor-Emmanuel III devient roi d’Albanie.

Le 28 octobre 1940 débute l’invasion de la Grèce par les Italiens, qui sont rapidement refoulés. Tous les groupes communistes fusionnent en 1941 sous la direction d’Enver Hoxha et opposent à l’occupant une vigoureuse résistance, qui s’attaque à la fois au « gouvernement Quisling » de Krujë et à une organisation anticommuniste, le Balli Kombëtar. Mehmet Shehu dirige les maquis.

Après l’armistice signé entre l’Italie et les Alliés (8 septembre 1943), la Wehrmacht envahit l’Albanie. Elle est chassée par les partisans, en 1944.

 

La République Populaire

Fort de sa victoire militaire, le parti communiste proclame, le 10 janvier 1946, la République populaire d’Albanie, dont Enver Hoxha devient le président.

L’industrie et le commerce sont alors nationalisés, la terre distribuée aux paysans, puis collectivisée. Sur le plan politique, les opposants sont éliminés, et la population encadrée par des organisations de masse liées au parti, rebaptisé Parti du Travail Albanais (P.T.A.) en 1948.

Les priorités du régime sont d’assurer l’indépendance et l’industrialisation du pays. La tutelle yougoslave devenant trop pesante, Enver Hoxha profite de la rupture entre Tito et Staline pour se placer en 1949 sous la protection de l’U.R.S.S. et obtenir une aide économique importante.

Hostile à la déstalinisation, il rompt avec l’U.R.S.S. en 1961 et se rapproche de la Chine. Enfin, après avoir mis fin à cette alliance en 1978, l’Albanie se retrouve isolée et tente de s’auto-suffire économiquement. Ces revirements s’accompagnent de purges répétées dans le parti. Plus largement, la police secrète (Sigurimi) maintient la population dans la terreur.

Rêvant d’un « homme nouveau », Enver Hoxha est hostile aux « traditions rétrogrades » comme aux « influences étrangères », interdisant ainsi l’usage des voitures individuelles et des vêtements occidentaux. Le régime parvient à renforcer le sentiment national en interdisant les religions (1967) et en unifiant les dialectes guègue et tosque (1972). De même, il modernise la société en luttant contre le droit coutumier, en développant l’instruction et la santé publiques, en faisant accéder les femmes au travail. Mais les vieux clivages claniques se reproduisent au sein même du parti du Travail : celui-ci est dominé par les  Tosques du

Sud, et les purges recoupent souvent des luttes entre familles rivales.

Ramiz Alia succède à Enver Hoxha, mort en avril 1985. Confronté à de graves pénuries, il lance quelques réformes économiques (rétablissement des lopins de terre privés en 1985), ainsi qu’une timide ouverture diplomatique en direction des pays européens. Mais il cherche surtout à préserver l’Albanie des conséquences de la perestroïka soviétique et de la chute du mur de Berlin, en novembre 1989.


Démocratie et Instabilité


                 Albanie-Histoire

En décembre 1990, des manifestations étudiantes, suivies d’émeutes dans plusieurs villes, obligent Ramiz Alia à restaurer les libertés fondamentales. Les lieux de culte sont réouverts, et une presse indépendante apparaît.

Lors des élections du 31 mars 1991, le P.T.A. obtient 56 % des voix, contre 39 % pour le parti démocratique d’Albanie (P.D.A.). Mais la crise économique est si grave que l’Italie doit organiser une aide humanitaire d’urgence (opération « Pelikan »).

De même, sur le plan politique, grèves et manifestations contraignent bientôt le Premier ministre Fatos Nano à démissionner. Finalement, des élections anticipées donnent la victoire au P.D.A. en mars 1992 (62 % des voix contre 26 % au P.T.A., rebaptisé parti socialiste d’Albanie (ou P.S.A.). Peu après, Ramiz Alia est remplacé par Sali Berisha, président du P.D.A.

L’Albanie accélère alors le rythme des réformes, décollectivisant la terre, privatisant le petit commerce et certaines grandes entreprises, ouvrant le pays aux investisseurs étrangers.

Sur le plan diplomatique, elle privilégie les relations avec les États-Unis et l’Europe, dont l’aide économique lui est indispensable. Mais elle entretient aussi des relations avec le monde musulman, et adhère en 1993 à l’Organisation de la conférence islamique.

Enfin, la montée des tensions dans la région l’affecte directement, comme le montrent les conflits avec la Grèce à propos de la minorité grecque. À l’intérieur même du pays, la crise persiste, ainsi qu’en témoigne le rejet par référendum d’un projet de Constitution en novembre 1994. Les dérives autoritaires de Sali Berisha et l’emprisonnement de Fatos Nano pour « corruption » détériorent le climat politique.

En mai 1996, les élections législatives sont entachées d’irrégularités et boycottées par le P.S.A. et d’autres partis d’opposition. Ceci est d’autant plus grave que le conflit entre démocrates et socialistes recoupe de plus en plus celui entre Guègues du Nord et Tosques du Sud, Sali Berisha privilégiant les premiers au détriment des seconds.

La situation est donc mûre pour une crise politique majeure. En mars 1997, la faillite des banques dites « pyramidales » provoque l’insurrection du sud de l’Albanie, puis l’effondrement de l’appareil d’État et la multiplication des règlements de compte. Une intervention militaire internationale (opération « Alba ») permet à un gouvernement transitoire d’organiser de nouvelles élections, remportées en juin 1997 par le P.S.A. (53 % des voix, contre 26 % au P.D.A.). Rexhep Meidani remplace alors Sali Berisha à la présidence de la République, et Fatos Nano redevient Premier ministre.  

Une nouvelle crise politique déstabilise l’État albanais en septembre 1998, provoquant la démission de Fatos Nano. Son successeur, Pandeli Majko, après un an à la tête du gouvernement, démissionne (octobre 1999). Il est remplacé par Ilir Meta.

En juin juillet 2001, le P.S.A. arrive en tête des élections législatives avec 42 % des voix, devant la coalition d’opposition, Union pour la victoire (comprenant le P.D.A), qui totalise 37 % des voix. Le P.D.A de Sali Berisha, qui refuse le résultat des urnes, décide de boycotter l’Assemblée.

Dans ce climat politique délétère, Ilir Meta forme en septembre un nouveau gouvernement, mais démissionne fin janvier 2002 las des attaques provenant de son propre parti, le P.S.A., mené par Fatos Nano. Pandeli Majko le remplace début février au poste de Premier ministre.

L’éclatement d’un conflit armé dans la province serbe du Kosovo (peuplée en majorité d’Albanais) menace la stabilité de l’Albanie à partir de 1998. L’afflux de réfugiés, fuyant l’offensive serbe contre les indépendantistes de l’U.C.K., prend, pendant les premières semaines des frappes aériennes de l’O.T.A.N. sur la Serbie (mars juin 1999), une ampleur considérable avec l’arrivée de plusieurs centaines de milliers de personnes.

Après le déploiement de la KFOR au Kosovo, la plupart des réfugiés prennent le chemin du retour. Reconnaissant que la guerre et ses conséquences ont lourdement pesé sur l’économie du pays le plus pauvre de l’Europe, le F.M.I. lui octroie un crédit de 30 millions de dollars.

Le pays a rétabli en janvier 2001 ses relations diplomatiques avec la république fédérale de Yougoslavie. La crise macédonienne, déclenchée en mars, n’a que peu affecté l’Albanie, qui a préféré rester à l’écart du conflit.

Son Excellence Monsieur Bamir Topi a été élu président de la République d'Albanie pour un mandat de 5 ans en juillet 2007.

 


 

 

Activities

LAlbanie possède un bon potentiel touristique, grâce à son climat favorable, ses plages, son paysage montagneux sauvage et ses nombreux monuments historiques datant de l’époque gréco-romaine et du Moyen-âge.

Située à proximité de Sarandë, Butrint est une ville romaine du IIe siècle av. J.-C., classé comme patrimoine archéologique l’UNESCO.

Le tourisme est en expansion dans le sud-ouest du pays, avec les stations balnéaires de Vlora et Sarandë.


 

 

 

Special topics

La grande Albanie
 
Pendant la récente guerre de Yougoslavie, on a beaucoup parlé de la " question serbe ". La " question serbe "désignait le fait qu'à la suite de l'éclatement de la Yougoslavie, les Serbes se retrouvaient dispersés dans plusieurs Etats et avançaient la revendication, jugée par certains légitime,de vivre dans un même Etat.

La réalisation de la Grande Serbie supposait la remise en cause des frontières et des transferts de population qui, sous l'impulsion de Slobodan Milosevic, ont pris en Bosnie la forme du nettoyage ethnique.

Or il y a une " question albanaise " comme il y a une " question serbe ". Des communautés albanaises se retrouvent dans plusieurs Etats des Balkans, l'Albanie proprement dite regroupant à peine la moitié d'entre elles.

On en trouve évidemment au Kosovo, où elles forment quelques 90 % des deux millions d'habitants de la province, en Macédoine, où les Albanais représentent, selon les évaluations, un quart à un tiers de la population, au Monténégro, etc.

Il est facile d'objecter que les Albanais n'ont jamais été unis, que l'Etat albanais lui-même est une création récente (1912) et que la Grande Albanie n'a jamais existé que sous l'occupation italo-allemande, de 1941 à 1944.

Les références à une Grande Albanie perdue, qui aurait un jour rassemblé tous les Albanais, sont trop fragiles pour justifier un combat aujourd'hui. Mais les intellectuels albanais avancent des arguments plus élaborés.

Selon eux les Balkans se trouvent dans une phase de morcellement mais à l'avenir les petits Etats auront de plus en plus de mal à survivre.Il faudra recréer des ensembles politiques et économiques.

Mais si les frontières doivent devenir perméables et même invisibles, cela vaut aussi pour les frontières d'unefuture Grande Albanie, qui, avec quelques dix millions d'habitants, ne serait pas " si grande que ça ", explique le responsable du PPDA.

Autrement dit, il importerait peu de respecter le tracé hérité des guerres balkaniques du début du siècle ou de se mettre d'accord sur un nouveau tracé qui tienne compte de l'aspiration des populations.

Le Kosovo pose donc à la communauté internationale un véritable dilemme. Si l'abcès se maintient, même à l'état endémique, le syndrome du Kosovo se répandra dans la région au sein des populations d'origine albanaise.

Si un accord intervient sur un statut d'autonomie permettant l'expression démocratique des Kosovars pour la première fois de leur histoire, la vertu de l'exemple pourra aussi être contagieuse.

Des frontières artificielles, des Etats fragiles, risquent d'en faire les frais. Il existe cependant un frein idéologique à la volonté de regroupement des Albanais; c'est la situation anarchique et le sous-développement économique de l'Albanie elle-même.

Et il existera une limite pratique : la présence au Kosovo, si l'accord est signé, comme en Macédoine et en Bosnie, de plusieurs milliers de soldats de l'OTAN qui seront aussi des garants du statu quo.

Pour combien de temps? Les forces internationales sont depuis bientôt quatre ans en Bosnie et elles resteront au Kosovo au moins pendant les trois années de la période dite de transition.

Si accord il y a, il permettra d'arrêter les affrontements armés et donc de gagner du temps. C'est mieux que rien, même s'il laisse entière la " question albanaise ".

Le Kosovo est un cas d'école pour les Etats-Unis, qui voudraient faire inscrire dans le"nouveau concept stratégique" de l'OTAN le droit pour celle-ci d'intervenir dans des opérations de rétablissement de la paix en dehors de la zone géographique pour laquelle elle a été créée en 1949, y compris sans résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, pour ne pas se retrouver l'otage d'un veto russe ou chinois.

Le Kosovo constitue même un double précédent puisque l'intervention a eu lieu sans mandat formel et que les alliés ont fait leur cette interprétation. De là à pérenniser ce qui pour certains membres de l'Alliance devrait rester une exception, il y a un pas que les Américains franchiraient volontiers.

Cities

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